Disclaimer : Je n'ai pas dans l'objectif de faire la promotion du stérilet & autres moyens de contraception. A chacune/chacun sa façon de faire, de choisir une solution adapté à ce qu'il attend & surtout chacune/chacun son choix. L'idée est simplement de vous parler de MON expérience & mon point de vue sur le sujet. En espérant qu'il puisse répondre aux questions de celles qui en aurait & surtout qui, comme moi, préfère voir des avis bien construit & réel que des forums. 

Etape 1, l ‘arrêt de Monsieur P.

20:00 : alarme pilule. Tous les soirs le même rituel. Je sortais ma petite plaquette de pilule mensuelle, à suivre à la lettre l’horaire & surtout à avaler mon petit cachet de manière automatique. Quand je ne l’oubliais pas.

J’ai commencé la pilule à 16 ans. Comme la plupart des jeunes filles aujourd’hui (si ce n’est pas plus tôt), un peu comme la chose automatique, un cap à passer quand on atteint l’âge de la maturité sexuelle. Le “rite” de passage quoi. Comme lorsqu’on a 12 ans et qu’on veut un appareil dentaire parce que Micheline en a un (et que la série animé Sourire d’enfer c’est la vie); on a tous/toutes trouvé un prétexte pour aller chez le dentiste & avoir un appareil. (Sauf moi, j’ai pas eu le choix). Bon derrière il y a toujours plusieurs raisons. Souvent la même, mais moi c’était surtout pour des raisons médicales. J’ai donc passé les 9 dernières années de ma vie à avaler ce petit cachet tout les soirs, toujours à la même heure avec toujours la même notification avec la même sonnerie sur mon téléphone pour me rappeler d’avaler “Monsieur P”. Une habitude qu’on prend vite mais qu’on oublie vite quand on est occupé. Une habitude qui se construit petit à petit, mais sans trop vraiment savoir ce que c’est, comment sa fonctionne, pourquoi, & surtout l’impact que ça peut avoir derrière.

Pour autant j’ai beau avoir eu mon entrée dans la “vie sexuelle” tardivement & je ne m’en cache pas, pour autant Monsieur P devenait de plus en plus chiant. Autant au début on trouve sa cool autant à la fin personnellement j’ai eu du mal. Comme si cette dernière année était pour moi une remise en question sur tout ce que je faisait dans ma vie. & la pilule en à fait partir malheureusement pour elle. J’ai alors entrepris de me renseigner, sur sa composition, sur son utilisation, sur son impact sur ma santé & surtout ce que pouvait engendrer toutes ces hormones que j’avalais tout les jours depuis 8 ans. Et j’ai eu le déclic. Depuis un an je cherchais un autre moyen de contraception, le plus efficace, le plus simple qui conviendrait à mon mode de vie, le moins contraignant & surtout le moins impactant sur ma santé. Je n’ai pas l’intention de faire une liste complète de ces critères, des réponses à ces questions, parce que je ne suis pas là pour débattre de l’utilisation ou non de la pilule comme moyen de contraception. Depuis un an, ce petit système qui turbine dans ma tête c’est : le stérilet.

Alors depuis un an je m’interroge, j’interroge autour de moi & surtout je pèse le pour et le contre. Et plus mon envie de changer de contraceptif est devenue grande, plus j’avais du mal à me réconcilier avec Monsieur P. Du mal à avaler mon cachet que je pouvais prendre sans eau à l’époque. Les dernières fois il me fallait limite un grand – très grand – verre d’eau. Et plus mon envie de changer était là, plus je me disais que c’était le moment.

J’en avais déjà parlé avec Monsieur, plusieurs fois, & sans trop rentrer dans un débat parce que final c’est mon corps & c’est ce qu’il y avait de mieux à faire vu mes antécédents; on était d’accord sur ce point : c’est le moment. On passe au stérilet. Alors après un petit point en tête à tête avec mon gynéco on s’est accordé pour la pose de mon nouvel allié.

Etape 2, Le jour J & la pose.

Il faut savoir avant tout que, oui, je suis nullipare (définition : jamais accouché, jamais enfanté). Et que la plupart des gynécos, même si il n’y a aucun problème pour la pose au delà qu’il faut un format “mini” ou plus petit que pour les femmes ayant déjà eu des enfants; il est tout à fait possible de poser un stérilet en étant une femme n’ayant encore jamais enfanté. A vrai dire, il n’aime pas trop mais pour autant il ne sont pas en droit de vous dire que c’est interdit ou contre-indiqué. Il faut savoir que c’est que depuis 2004 que les “ados” & les nullipares peuvent disposer de ce contraceptif. Personnellement je le déconseillerait à une ado par contre une femme de 23-25 ans, pourquoi pas; après tout on est en age de savoir ce que l’on veut réellement & surtout plus à l’aise avec son propre corps (d’après moi).

La pilule n’est pas le seul moyen de contraception. A chacune ses choix & à chacune sa solution.

Pour le coup, j’ai tout de même dû attendre 2 petits mois avant la pose de ce nouveau « compagnon » de route pour d’autres raisons mais le jour J est arrivé et sans trop savoir à quoi m’attendre pour la pose. Il y a différents avis et chacune est différente mais en tant que nullipare le col étant plus resserré il est plutôt conseillé de le faire le dernier jour de ses règles sachant que c’est l’un des seuls moments où le col s’entrouvre un minimum. Chose que je n’ai pas fait du tout parce que pour mon gynécologue ce n’était pas vraiment essentiel et il était vraiment indispensable de passer rapidement au stérilet vu certaines circonstances que j’aborderais peut être ou non sur le blog (mais pour lesquelles je ne me sens pas prête immédiatement à aborder le Sujet).

La pose est loin d’être une partie de plaisir certes. La suite non plus d’ailleurs. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais il faut avouer que ce n’est pas indolore et surtout quand le col est bien bien serré. Digne des rangs de l’armée dans Game or Thrones. Mais le pas était fait et j’en était satisfaite. 5 minutes top chrono, une écho pour vérifier sa position et puis c’est fini! Par contre c’est la suite qui était marrante. Bonjour les crampes! Notre utérus n’est pas réellement conçu pour recevoir un squatteur venu de l’extérieur alors le temps d’adaptation dépend des personnes. Pour ma part ça a bien duré plusieurs jours. Des douleurs et bien entendu l’armée rouge qui veut se révolter (autant que dans GOT quoi… si vous voyez ce que je veux dire… il y en a du sang qui a coulé sur ces terres – OK je sors). Mais une fois que mon utérus a accepté lui aussi ce nouveau compagnon nous allions mieux tout les trois.

Etape 3, & maintenant ?

Maintenant ça fait 3 mois. 3 mois que mon stérilet et moi on s’aime. Sauf en période d’armée rouge. Il faut donné à dame nature sa responsabilité mais en 9 ans sous hormones j’admets avoir oublier les douleurs que pouvait me provoquer mes règles naturelles. Parce que oui, comme dit, sous pilule pas de règles naturelles. Alors quand mon utérus a décidé d’expulser son nid douillet et bien … J’ai douillé ! Je me rappelle maintenant pourquoi je finissais toujours pas faire bleu le mercredi après midi. Dites merci dame Nature, Mr le prof de SVT. (Ironie d’une sort, mais réel)

Au bout de ces trois mois j’admets ne plus sentir mon stérilet. D’ailleurs, il faut savoir que lorsque l’on pose un stérilet il y a un contrôle un mois plus tard pour vérifier sa position & surtout vérifier qu’il n’a pas bougé. Check-up OK pour ma part “bébé stérilet” est à sa place. D’ailleurs, lorsque j’avais sorti mon article sur ma cup menstruelle j’avais justement eu des messages de votre part me disant que sous stérilet c’était compliqué & déconseillé. Pour ma part, après le contrôle j’en ai discuté avec mon gynécologue pour savoir si, oui ou non; ça pouvait être “néfaste” d’utiliser la cup avec un stérilet. Alors oui, si maintenant la cup est mal retirée oui ça peut être mauvais. Par contre, si la cup est mise & retiré correctement – il faut donc éviter de tirer dessus bien entendu avec l’effet ventouse – il n’y a pas de risque. A condition de faire attention!

Le point positif dans tout ça? Plus d’hormones. Plus d’alarme à 20 heures. Plus d’oublie. Plus de calcul. On laisse mon corps à son rythme et surtout l’effet hormone naturelle et bien différent. Aussi bien sur le système que sur le mental. Je suis sure que vous voyez de quoi je parle … De tout ces effets indésirables : prise de poids, à fleur de peau et saute d’humeurs, libido plus ou moins basse, sensation et envie, et enfin et surtout un corps qui vit à son rythme. En ayant mes premières vraies règles depuis 9 ans j’ai même découvert que mon cycle lui ne dure pas 21 jours mais 34. Une chose qui nous avait un peu effrayé au vu du « retard ». Mais qui est normal! Chaque cycle est différent. Et le mien dure 34 jours. Et puis adieu les effets indésirables de la pilule. Je préfère de loin avoir mes douleurs naturelles que des hormones de synthèse qui contrôle ma vie.

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Blogueuse lifestyle, beauté & parfois mode; je tiens ce blog depuis 2012. Responsable marketing à coté de tout ça dans ma vie professionnelle, le blog est mon petit échapatoire. L'endroit où je divage, je m'exprime & partage ce que bon me semble.

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