Psst, Je suis passée à la cup.

J’ai mis du temps à savoir si j’allais vous en parler ou non. Du temps à savoir aussi moi même si j’allais passer le cap de la cup ou non. Et à vrai dire c’est peut être un sujet que vous avez pu lire pas mal de fois auparavant déjà sur d’autres blogs, ou même entendu sur d’autres réseaux sociaux. C’est un peu aussi par ce moyen là que je me suis renseignée avant de faire le premier pas. Mais après avoir mainte & mainte fois décidé de faire le premier pas en me résignant, je peux le dire cette fois ci “je suis passée à la cup”.

Alors non, ce ne va pas forcément être un article “mignon” dont on va parler aujourd’hui. Mais c’est un sujet que j’ai déjà “traité” avec humour à travers ma playlist mens(tr)uelle; et je me suis dit que ça pourrait éventuellement aider certaines d’entre vous qui auraient encore des questions, des interrogations personnelles comme j’ai pu l’avoir avant de passer le cap de la cup. Cela fait donc maintenant deux mois que j’ai osé faire le premier pas. Je ne suis pas donc la pro de la cup, loin de là, ni l’ambassadrice en chef de ce petit objet féminin.


Pour commencer le sujet, je pense qu’il est important de faire un petit rappel des chiffres. Même si vous les connaissez surement déjà (ou peut être pas).  Une femme a ses règles 13 fois par an, & 520 fois dans sa vie en moyenne. En moyenne, on utilise 12 000 tampons sur 40 ans de règles (sans compter les serviettes hygiéniques bien entendu), & environ 300 protections par an.
Je pense que ces chiffres parlent d’eux même. Pas réellement le besoin de les commenter.

RAISON N°1 : L'ECOLOGIE

A savoir que chacun de ces petits tampons mets 500 ans à s’auto-décomposer. Vous serez déjà 7 pieds sous terre depuis bien bien longtemps quand le premier tampon de votre vie lui, se décomposera. Je ne suis pas la pro de l’écologie, du tri & de tout ces machins trucs mais une chose est sûre c’est que savoir tout ça. Savoir que 12 000 tampons sont nécessaires à ce que je cache l’armée rouge ça fait flipper.

RAISON N°2 : LE SYNDROME DU CHOC TOXIQUE

eLe SCT comme on l’appelle. Celui ci vous avez du en entendre parlé longuement. Encore & encore. D’ailleurs c’est grâce à la vidéo de Coline que j’en ai entendu parlé pour la première fois. La première fois à 23 ans, s’il vous plait ! 11 ans après mes premières règles. Alors pour en savoir plus j’ai mené ma petite “investigation” & je me suis renseignée ici & là, encore et toujours, & j’ai même regardé ce fameux reportage si dure à trouver que vous pourrez regarder vous aussi juste en cliquant ici. & pour vous la faire courte, si vous n’avez pas l’envie de faire vos “investigations” comme j’ai pu le faire, Coline le résume très bien dans cette vidéo.
A savoir que, non la cup ne protège pas du SCT mais les tampons eux l’augmente donc bon choisir entre la grippe & le choléra, je préfère la grippe. Il faut simplement tenir compte du temps durant lequel vous gardez votre cup bien au chaud, maximum 4h.

RAISON N°3 : FLUX ABONDANT & #WORKINGGIRL

Alors oui, j’ai testé cette fameuse technique du flux instictif libre. Je ne vais pas aller jusqu’à dire que, j’ai testé le free-bleeding qui est une technique un peu plus compliquée à assumer pour moi #vieillemeurse.

Le free-bleeding, avant de vous parler du flux instinctif libre; c’est la technique du zéro protection. Quand je dit zéro c’est ZERO. Niette. Nada. Pas de serviettes, pas de slip de protection, rien de tout ça. Les adeptes du free-bleeding laissent couler leurs flux librement, en l’assumant totalement. J’ai envie de dire oui pour mon coté féministe, mais de l’autre il vaut mieux avoir les ovaires (ou l’utérus devrais-je dire) pour le faire. Car laisser couler son flux librement = bonjour les tâches sur les vêtements. Il vaut mieux avoir un bon savon de Marseille dans le tiroir. Si vous voulez en savoir plus en tout cas concernant ce “procédé” je vous invite à lire des articles que vous pouvez trouver ici & là, comme celui-ci de Cosmopolitan.

Concernant la technique du flux instinctif libre, c’est une chose un peu similaire mais à une seule différence qui est que cette fois-ci il faut savoir écouter son corps. L’idée est d’apprendre à le comprendre & à le contrôler. Un peu comme on apprend à des enfants à se passer de couches, sauf que là il s’agit d’apprendre à se passer de protections hygiéniques. Comment sa fonctionne ? Dans l’idée, il faut comprendre son corps déjà dans un premier temps & apprendre à ressentir la sensation de l’écoulement. Ne tournons pas autour du pot mais c’est ça. Savoir quand le flux coule & quand il est temps de courir aux toilettes ou de le retenir jusqu’au moment opportun pour éviter de se tâcher (sinon là il s’agit du free-bleeding, on est plus sur la même optique). BREF total self-control quoi. Par contre niveau temps pour acquérir la capacité & l’art du self-control de l’utérus peut en décourager plus d’une – et moi la première -. J’ai testé & j’ai abdiqué. Mais si vous voulez en savoir plus et que vous êtes prête à devenir une pro dans l’art du contrôle du périnée avec l’uterus qui crache, libre à vous d’essayer. Qui n’essaye pas, ne sait pas!

J’ai donc décidé d’opter pour une technique plus écologique, qui “limite” le risque de SCT & en dernier qui reste une technique aussi simple que celle du tampon quand on prend le coup de main (ou de doigts?). Je ne me voyait pas encore essayé X mois à contrôler mon super ami & surtout étant donné que dans mon travail je suis assez souvent en vadrouille, en voiture, … Essayez de contrôler un uterus-vagin-périnée en conduisant. Mauvaise idée. J’ai alors décidé de passer le cap de la cup menstruelle.

Pour être honnête avec vous, avant de devoir attaquer l’armée rouge avec ma cup je voulais être prête. Je voulais être parée & surtout me préparer “physiquement” & “psychologiquement” à ce passage à l’acte. Un peu comme Rambo préparerait son plan d’attaque avant l’instant T. Et pour ça, j’ai lu. Lu & on va pas se mentir essayé aussi.

Premièrement, j’ai d’abord lu, écouté et je me suis renseignée sur tout les supports à ma disposition : articles de blog, vidéo de filles les ayant essayé & ayant donné leurs avis, magazines, etc. Il y a pas mal de blogueuses qui en ont parlé d’ailleurs. Avec des avis favorables, des avis défavorables ou des avis mitigés. Personnellement je trouve que tout avis est bon à prendre. Peser le pour et le contre.

Deuxièmement, j’en ai parlé avec mon gynécologue. Oui, pour avoir son avis à lui aussi sur le sujet. Mais étant un homme à part la théorie il ne pouvait pas me donner son avis sur la pratique… Du coup, il fallait que je me forge mon propre avis – n’ayant personne dans mon entourage ayant essayé -.

Troisièmement, j’ai acheté ma première cup. Il faut savoir qu’il y a différentes tailles de cup. C’est important de le savoir, pour comprendre vers laquelle se tourner. Alors pour le coup il y a plusieurs questions à ce poser : flux abondant ? Liquides ou caillouteuses ? Enfants ou non ? etc. Il y a d’ailleurs ce petit questionnaire assez sympa pour comprendre et savoir vers quelle cup se tourner. Il m’a d’ailleurs un peu aidé finalement à savoir quel taille choisir. Pour ma part : S – au moins mon utérus porte du S, lui -.

Et dernièrement, l’étape cruciale du test. Comme pour toute les premières fois on est toujours anxieuse. Mais il faut se détendre & y croire. Mais pour savoir comment la mettre il y a toujours un mode d’emploi. Sinon, personnellement je me suis aussi aidé & informé sur le compte Instagram de Dans ma culotte. On y trouve pas mal d’infos & on y trouve aussi différents pliages pour convenir à chacune.

MON UTILISATION

C’est la question que je me suis posée une fois que j’avais placé ma cup. “Alors, Verdict?”. Comme je vous l’ai dit j’étais assez anxieuse. Alors après une étape de “je me détends zen c’est comme un tampon, elle va pas te mordre”, & après avoir trouvé la bonne position & le bon pliage qui me semblait le plus simple j’ai passé le cap. Et hop, ma cup était en place. Bien entendu vous l’avez compris, je l’ai quand même essayé hors période critique pour savoir comment bien la placer et savoir comment sa fonctionne. Alors quand l’armée rouge a débarqué j’étais prête!

Coté insertion c’est assez simple, même si l’appréhension que j’avais c’est justement de ne pas la placer correctement ni au bon endroit. Personnellement niveau pliage #origamidelacup je n’ai pas choisi celui en S ni en C mais plutôt celui-ci que j’ai vu sur le compte de Dans ma culotte dont je vous parlais plus haut. J’en ai d’ailleurs testé plusieurs jusqu’à trouver celle qui me convenait le plus & qui le semblait plus simple aussi, vu que j’avais toujours cette appréhension qu’elle ne “s’ouvre” pas.

Coté utilisation, ayant des flux assez abondants en début de règles & bien plus faibles sur la fin, j’ai appréhendé les fuites. J’avais toujours peur que la cup ne suffise pas vu le format qui m’est conseillé – la S -. Alors au fil du temps j’ai appris le rythme auquel je devais vidé ma cup. J’avais d’abord le rythme de toute les deux heures pour être sure qu’il n’y ai pas de fuite – même si c’est impossible c’est dans ma tête -, même si pour ce qui concerne mes tampons par le passé je le changeais toutes les 4 heures. Puis je me suis vite rendu compte que ce rythme de 4 heures était suffisant pour ma cup lui aussi. C’était un peu notre rdv à nous, on se retrouvait toute les 4 heures pour le petit rituel pincage – il ne faut surtout pas tirer dessus -, vidage, lavage et re-placage. Pour la nuit, un peu plus compliqué d’avoir ce rythme. Je la replace alors juste avant d’aller me coucher et je la vide juste en me levant au fameux passage “toilette post-dodo” qu’on a toutes (ou pas?). En attendant le point positif ? Pas de fuite même si c’était la cause de mon anxiété. Avec un tampon ça m’arrivait d’avoir des fuites si je laissais mon tampon un peu plus longtemps ou que le flux était plus fort. Si la cup se place bien, que l’effet ventouse se fait correctement, aucun risque de fuite vu qu’elle se place au lieu fatidique de l’écoulement.

Pour le nettoyage durant cette période de règles & lorsque je ne suis pas à la maison, on appréhende toutes les lieux publics. Ces lieux où les éviers sont hors des toilettes. Alors j’ai opté pour deux techniques ultimes : soit utiliser les toilettes handicapés où le lavabo cette fois se trouve dans les toilettes la plupart du temps & sinon il y a l’option bouteille d’eau. L’option bouteille d’eau reste encore la meilleure car on est bien sur que l’eau est propre (contrairement à certains lieux publics & leurs lavabos). J’ai donc pris l’habitude d’avoir une petite bouteille d’eau dans mon sac pour pouvoir la nettoyer n’importe où avec un une lingette pour pouvoir l’essuyer.

Arrive la fin des règles & qui dit fin des règles dit “au revoir ma cup, à dans un mois”. C’est l’heure de la stériliser. Pour ça, personnellement je trouve que la meilleure façon de faire quand on a pas de stérilisateur reste l’eau bouillante. Je la fait donc trempé au milieu de mon fouet pendant 5 minutes dans une eau bouillante qui repose sur le feu. Pourquoi le fouet ? Pour éviter qu’elle ne flotte ou qu’elle se colle au fond bien entendu. Une fois propre, essuyé, je la glisse dans son petit sac & la range précieusement jusqu’aux prochaines règles.

MON AVIS FINAL SUR LA CUP ?

Même si j’appréhendais l’utilisation de la cup, j’ai passé le cap. Et à vrai dire j’en suis satisfaite. Même si assez compliqué au début et qu’il a fallut que je me rode une petite routine avec elle, finalement elle et moi on s’aime bien. J’avais toujours ces questions farfelues en tête au début : “Effet ventouse, allô ?” – “Mais si elle se perd ?” – “Et si elle reste bloqué ?” – “Et si sa fuite?!” . Des questions futiles finalement & auxquelles j’ai eu mes réponses. Des questions qui, ne sont pas resté sans réponse qui m’ont rassuré. En bref, en tout cas je ne regrette pas mon choix pour toutes ces raisons que je vous ai énuméré au dessus. Coté pratique : je trouve ça bien plus utile que de devoir chercher un tampon pendant quinze ans dans son sac, plus simple à glisser dans un sac ou dans une valise aussi, & en dernier ce coté 0 fuite je le trouve magique ! Plus de trace sur les vêtements & la crainte que le nouveau shorty en dentelle soit foutu. Adieu tampons bourrés de produits chimiques, bonjour ma nouvelle amie Cup.

D’ailleurs je sais que beaucoup de personnes appréhendent le fait de la sentir, ou n’aime pas la cup justement par son utilisation – parce que oui, il y a pas d’applicateur sur une cup -; mais personnellement ce n’est pas quelques choses qui me dérange & une fois que ma cup est placée correctement je ne la sens pas, elle sait se faire discrète. Après il y a toujours l’alternative des serviettes hygiéniques lavables pour celles qui ne se sente pas à l’aise avec cette idée. A chacune sa protection & son alternative pour les règles.

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Blogueuse lifestyle, beauté & parfois mode; je tiens ce blog depuis 2012. Responsable marketing à coté de tout ça dans ma vie professionnelle, le blog est mon petit échapatoire. L'endroit où je divage, je m'exprime & partage ce que bon me semble.

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3 Comments

  • Bonjour ! Merci pour ton article, il est très interessant. J’ai bien envie de passer à la cup menstruelle mais je n’ose pas. C’est bête mais j’ai peur d’avoir mal en la mettant (la première fois que j’ai voulu mettre un tampon, je suis tombée dans les pommes ^^). C’est toujours enrichissant de lire des articles rassurants comme ca. Avec le temps et pour des raisons écologiques, je passerai surement à la cup.

    • Hello ! Il n’y a pas de quoi ! Je t’avouerais que j’avais aussi cette crainte de me faire mal, seul conseil, si t’as les ongles longs fait juste bien attention c’est tout & ça devrait passer comme une lettre à la poste ! hihi (ah oui, j’avoue que là on est sur de l’extrême …) Demande bien conseil à ton gynéco avant pour connaitre la taille adéquate mais si tu trouves le bon pliage qui te convient le mieux il n’y a aucun risque que tu te fasse mal ! 🙂
      Bises

    • J’ai bien reçu ton mail, je sais pas pourquoi ça n’a pas fonctionner… L’effet ventouse fait qu’il reste bloquer à l’intérieur & ce qui évite les fuites aussi ! D’où le fait qu’il ne faut en aucun cas TIRER mais bien pincer pour sortir l’air et ensuite réussir à la sortir ! Bisous

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